Souvent méconnue, la sécheresse vaginale est une situation fréquente (une femme sur 6 est touchée) perturbant souvent l’harmonie sexuelle du couple.
A différentes périodes de la vie correspond un état physiologique des différents organes qui constituent le corps.
Ceux-ci subissent des variations liées à l’âge mais aussi à d’autres événements pouvant ponctuer la vie d’une femme. Effectivement la lubrification du vagin tend à diminuer suite à un accouchement, une pilule minidosée en œstrogènes, la prise de certains médicaments antihypertenseurs, antidépresseurs ainsi qu’à la suite de traitements antihormonaux pour cancer ou endométriose.
Au moment de la ménopause, qui survient autour de la cinquantaine la chute naturelle des hormones féminines provoquent une déshydratation des muqueuses vulvovaginales. Le vagin devient sec et fragile entraînant un inconfort quasi constant. La perte d’élasticité de la peau aggrave cette déshydratation puisqu’elle touche aussi le revêtement des grandes lèvres qui, s’atrophiant, n’assurent plus leur rôle de protection de l’orifice vaginal.
40% de femmes estiment que leurs problèmes sexuels comme :
Sont directement liés à des problèmes de sécheresse vaginale.
Cette phase de ménopause ne marque pourtant pas la fin de la sexualité et n'entraîne pas forcément une perte du désir. Certaines femmes connaîtront même un regain d'envie sexuelle et souhaitent et revendiquent le droit de rester "au top" sexuellement.
Plusieurs solutions ont vu le jour ces dernières années :
• Injection d’un acide hyaluronique spécifique à cette zone
• De la photobiomodulation pour la restauration génitale.
• De la Carboxythérapie
• La radio fréquence
• Ainsi que certains lasers
Plusieurs théories s’opposent dans ce domaine. Une grande importance a été donnée aux glandes de Bartholin et de Skene (les Para-urétrales), passant par l’étude de Master et Johnson en 1968 qui suggérait que les sécrétions se faisaient en amont du vagin. Il est possible d’affirmer aujourd’hui qu’elles sont le fruit de phénomènes neurovasculaires et biochimiques complexes partiellement élucidés qui engendrent une sorte de transsudation de la muqueuse.
Le PH est normal entre 3,5 et 5. Il doit être acide, en effet le glycogène synthétisé par les cellules épithéliales du vagin est utilisé par les lactobacilles localement, libérant ainsi l’acide lactique ce qui permet de garder un PH bas, empêchant ainsi la colonisation d’agents pathogènes. En cas d’atrophie, pour donner suite à la carence oestrogénique, ce mécanisme est perturbé. Conséquemment le PH devient basique et le rôle protecteur disparaît.
Ce qu'il faut retenir sur les sécheresses vaginales :
Agir précocement augmente sensiblement les chances de régénération de cet épithélium